Le mot du maire

Mon attachement à mon village remonte à mon enfance. J’ai le souvenir d’une rue principale fort animée où la journée commençait par une visite au magasin général chez Roger « il pourrait faire plus beau mais ça coûterait plus cher », des souliers chez cordonnier Rondeau, une coupe de cheveux chez barbier Gosselin pour finir par une patate frite au restaurant du coin chez Bélanger.

Notre éducation commençait au couvent, se poursuivant à l’école St-Joseph, plus tard Jean-XXIII et finalement Bernèche. Pendant les vacances les jeunes du coin, un certain Sylvain Roberge, Jean Robitaille, Christine Beaulieu, nous nous amusions aux jeux de société. Chacun devait se choisir une cabane et exercer un métier en dépensant l’argent de Monopoly. À midi j’avais fait faillite devant le refus de mes compagnons de fréquenter mon commerce, un salon funéraire. Un manque de savoir-vivre diriez-vous ?

À l’adolescence j’ai fais mes premières armes sur le marché du travail avec la famille Gadoury au 48 nord. J’ai rencontré aussi mes premiers mentors dont Madame Muguette Rondeau Perreault (N.B. un hommage lui fut rendu le soir de l’assermentation le 15 décembre dernier). On la disait avant-guardiste, redoutable alliage de charme et de détermination. Que de joie vous avez Mme Rondeau Perreault semée dans nos coeurs à l’occasion du festival des sucres. Notre municipalité a eu le privilège de vous avoir pendant huit ans à sa gouverne. C’est avec grand bonheur que je marcherai dans vos pas. Ce sont ces souvenirs qui me permettent de mesurer comment notre rôle de représentant peut influencer des jeunes qui seront un jour aux commandes. L’oeuvre collective est la preuve et aussi la participation des jeunes au grand livre de la municipalité par leur dessins. Merci Mme Rondeau Perreault.

Au cours des dernières années M. Champagne a réalisé de grandes choses pour nous. Je désire lui rendre hommage et saluer tous ces mérites.

Bien que mes études en droit et en politique m’ont éloignées quelques temps de mon coin de pays, j,avais hâte d’y revenir pour m’y établir et c’est la vieille maison Lessard qui m’en donna l’occasion. L’on me disait que c’était la maison du maire, était-ce un présage ?

Quant mon prédécesseur a annoncé sa retraite et qu’un groupe de citoyens ont manifesté leur désir de me voir occupé cette fonction j’y ai vu l’occasion d’apporter à mon village ma couleur et ma saveur . Cette confiance que vous me faite me donne tout le carburant essentiel pour réaliser de beaux défis. Assisté de la meilleure équipe tout devient possible. Ce village est aussi le vôtre. Il vous appartient. Vous y avez tous vos raisons pour y habiter. Après un court séjour à l’extérieur lorsque vous revenez et voyez, du haut de sa montagne, cette belle église qui vous accueille vous savez que vous êtes « chez-vous ».

C’est ensemble que nous pourrons trouver la meilleure façon de développer notre petit coin de pays. Sauvegarder notre patrimoine paysagé, nos lacs propres et notre qualité de vie exceptionnelle tout en avançant dans ce vingt et unième siècle avec l’évolution souhaitée. Tout comme moi demandez-vous ce que vous pouvez apporter de mieux a ce village. Notre plus belle richesse est celle de vos talents et de vos efforts fournis à réaliser les choses qui feront avancer ce beau petit pays.

En tant que représentants nous auront des choix parfois difficiles à faire comme ce fut le cas dernièrement avec le budget. Un budget équilibré permettant d’offrir les services attendus par la population tout en limitant la hausse de taxe. Il impossible de satisfaire les uns sans déplaire aux autres. Une hausse de taxe sera sévèrement critiquée alors qu’elle sera saluée par ceux qui s’attendent à des services de qualité. Des équipements efficaces et sécuritaires pour nos employés. Des loisirs pour nos jeunes et nos plus vieux. Des routes conviviales et sécuritaires, des employés compétents et heureux de vous servir. Voilà des choix judicieux que nous sommes et serons appelés à prendre. Toutes les fois qu’une décision vous contrariera , demandez vous à qui bénéfice-t-elle ? Vous verrez au bout du compte que vous n’y êtes pas perdant. Notre force collective ne réside pas seulement dans l’union de nos efforts mais aussi dans la capacité de considérer l’autre dans sa différence et dans ses besoins.

Les six conseillers et moi-même formons un gouvernement de proximité assujettit à plusieurs lois fédérales et provinciales. Peu de pouvoirs nous sont délégués de Québec et parmi ceux-là certains sont partagés avec la MRC. Ainsi nous devons jouer d’astuces pour tirer notre épingle du jeux. L’exercice du pouvoir municipal peut ressembler parfois à un parcours dans un labyrinthe. Cette réalité n’a cependant pas raison de notre détermination à trouver le meilleur chemin de notre avenir en tant que mathaloises et mathalois. Cette dernière année m’a montré à quel point vous êtes aussi amoureux de votre village et désireux d’y investir tous les efforts nécessaires à son épanouissement que moi.

J’ai gardé mon cœur d’enfant et un brin de naïveté suffisamment pour croire qu’on peux faire de la politique autrement. Autrement c’est à dire avec plus d’authenticité. J’ai l’impression que les choses changent. Une femme vient d’être élue à la mairie de Montréal. À la MRC, nous avons trois femmes et l’une d’entre elle s’est fait élire au CA. Le discours du nouveau préfet est emprunt de renouveau. La recherche de notre vrai marque dans la Matawinie. Nous sommes connue à travers le Québec comme une région pauvre, pourtant nous avons bien d’autre choses a offrir. Notre propre couleur, et dieu sait qu’à l’automne nous avons les plus belles. Notre propre saveur et les producteurs agro-alimentaires militent avec nous pour en partager le goût et la saveur à travers le Québec. L’authenticité de nos citoyens à travers la musique, merci le Crapo, à travers notre forte histoire, merci le musée, à travers notre vie au plein air, merci les glissades et à travers l’art culinaire, merci Benoit Hogues et la montagne coupée. Oui le Québec doit savoir qu’un trésor se cache ici.

Une façon de faire la politique plus près des gens. Prendre les choses au sérieux mais ne pas se prendre au sérieux. Donner la place à la jeune relève. En fait, il faut prendre votre place les jeunes. Accueillir tous nos citoyens dans leur différence et j’en suis un exemple. Riche de notre histoire et de notre identité, de notre patrimoine paysagé et culturel entrons ainsi dans le vingt et unième siècle. Construisons ensemble l’avenir que nous voulons pour nous et nos enfants. Vivre à Matha c’est un choix de cœur.

Merci à vous tous

Martin Rondeau, maire de St-Jean-de-Matha.

Les élus

Luc Ayotte – Conseiller siège 1

Nicole Beausoleil – Conseillère siège 2

Annie Bélanger – Conseillère siège 3

Pierre-Michel Gadoury – Conseiller siège 4

Sylvain Roberge – Conseiller siège 5

Luc Lefebvre – Conseiller siège 6